L'avenir B.B.C : projet loi de finance 2011
Après la réduction des crédits d'impôts sur les équipements à énergie renouvelable en 2010, maintenant la majoration du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt pour les habitats B.B.C est sérieusement remise en cause pour 2011. L'habitat écolo n'a plus d'avenir pour l'état, les promesses passées aux oubliettes, il faut faire des économies et s'attaquer aux niches fiscales !!
Pour encore faire valoir le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt, il faudra se dépêcher ! La première condition est d'obtenir un offre de prêt avant le 31 décembre 2010 et la deuxième de déclarer son ouverture de chantier avant le 30 septembre 2011 (ou acheter un logement BBC avant cette même date). Pour les autres, il y aura le PTZ+ !
- Voici le lien du projet de loi concernant les dispositions fiscales: link
- Et voici un extrait du projet de loi concernant le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt pour un Bâtiment Basse Consommation:
Situation actuelle
Le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt
Instauré par la loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir
d’achat (TEPA), le crédit d’impôt sur le revenu au titre des intérêts des prêts contractés
pour l’acquisition ou la construction de l’habitation principale est accordé sans
condition de ressources. Il concerne aussi bien la primo-accession que les accessions
ultérieures.
Le taux du crédit d’impôt est de 40 % pour les intérêts versés au titre de la première
annuité de remboursement du prêt et de 20 % pour les quatre annuités suivantes.
Le crédit d’impôt est majoré pour les logements neufs titulaires du label « BBC » acquis
ou construits depuis le 1er janvier 2009. Pour les logements neufs acquis ou construits à
compter du 1er janvier 2010 qui ne bénéficient pas de ce label, le crédit d’impôt est
minoré.
Toutefois, lors de l’évaluation par un établissement de crédit de la capacité de
remboursement d’un ménage emprunteur, le bénéfice du crédit d’impôt sur le revenu au
titre des intérêts d’emprunt n’est pas pris en compte par cet établissement. Le dispositif
ne constitue pas un levier permettant d’augmenter le nombre de propriétaires en France.
Situation nouvelle
Afin d’améliorer l’efficacité des aides pour l’accession à la propriété et atteindre
l’objectif d’augmentation de la part de ménages propriétaires en France de leur
résidence principale, il est proposé de créer un dispositif unique, en remplacement des
différentes aides fiscales existantes (prêt à taux zéro actuel et crédit d’impôt sur le
revenu sur les intérêts d’emprunts contractés pour l’acquisition ou la construction de
l’habitation principale). Ces avantages continueraient toutefois de s’appliquer pour les
contribuables qui en bénéficient déjà1.
Ainsi, un prêt à taux zéro renforcé serait créé : le « prêt à taux zéro plus » (PTZ+),
délivré à l’ensemble des primo-accédants pour l’acquisition d’un logement à titre de
résidence principale.
Le PTZ+ aurait un caractère universel : l’ensemble des primo-accédants seraient
susceptibles d’en bénéficier.
Le montant de l’aide nouvelle serait fixé en fonction du nombre des personnes destinées
à occuper le logement à titre principal, de la localisation de celui-ci, de son caractère
neuf ou ancien et de sa performance énergétique. Le nouveau profil de l’aide publique
permettrait de renforcer son effet déclenchant sur la concrétisation des projets de
première accession à la propriété, notamment en zone tendue, dans un contexte où les
prix restent élevés.
Outre une augmentation significative de l’aide apportée dans les zones tendues, le
nouveau dispositif comporterait un mécanisme de différé de remboursement à
destination de certains ménages et un bonus spécifique pour encourager l’acquisition de
logements sociaux HLM.
Par ailleurs, le nouveau prêt à taux zéro reconnaîtrait la « valeur verte » des logements,
sous la forme d’un malus de quotité de financement pour les logements, aussi bien neufs
qu’anciens, qui ne sont pas performants du point de vue énergétique.
1 Ainsi que, s’agissant du crédit d’impôt sur le revenu au titre des intérêts d’emprunts, pour les opérations
ayant fait l’objet d’une offre de prêt émise avant le 1er janvier 2011 sous réserve que l’acquisition du
logement achevé ou en l’état futur d’achèvement intervienne au plus tard le 30 septembre 2011 ou, s’il
s’agit d’opérations de construction de l’habitation principale, sous réserve que la déclaration d’ouverture
de chantier intervienne au plus tard à la même date.